L’Italie tient son nouveau sélectionneur (OFFICIEL)
Alors s’être séparée brutalement de Luciano Spalletti, la Fédération italienne s’est rapidement activée pour trouver un profil capable de relancer un cycle. Si Claudio Ranieri était initialement pressenti, le technicien a préféré décliner l’offre, malgré l’aura et l’expérience qu’il aurait pu apporter. Depuis, les rumeurs se sont multipliées, entre un éventuel retour de Roberto Mancini et les noms de plusieurs ex-internationaux… jusqu’à cette décision, qui fait l’effet d’un symbole autant que d’un pari.
C’est Gennaro Gattuso qui va prendre les commandes de la sélection. Le héros du Mondial 2006, connu pour son tempérament volcanique, s’apprête à vivre une consécration inattendue. Annoncé tout proche d’un accord avec la FIGC, l’ancien coach de Naples et de l’OM va succéder à Spalletti sur le banc de la Squadra Azzurra. Une trajectoire surprenante pour celui qui, après un passage mitigé à Marseille puis une parenthèse discrète à l’Hajduk Split, semblait s’éloigner des radars. La Fédération mise sur son énergie et son appartenance à une génération triomphante pour redonner un cap à l’équipe nationale.
La FIGC ne veut pas se contenter de nommer un nom fort. Elle entend bâtir autour de Gattuso une équipe prestigieuse. À ses côtés, son fidèle adjoint Gigio Riccio devrait retrouver un rôle de bras droit, tandis que les anciens internationaux Bonucci, Barzagli et même Cannavaro sont pressentis pour intégrer la cellule technique. Le projet est ambitieux : incarner la continuité d’un héritage tout en insufflant une nouvelle dynamique à une sélection qui peine à retrouver sa stabilité depuis son sacre à l’Euro 2020.
L’Italie joue gros avec ce virage symbolique
Les attentes sont grandes autour de cette nomination. Si certains y voient une prise de risque, d’autres saluent une forme de retour aux sources, avec une figure populaire qui connaît de l’intérieur la maison azzurra. Gattuso devra vite convaincre : les éliminatoires de la Coupe du monde 2026 ont mal démarré, et l’Italie reste marquée par ses absences lors des deux dernières éditions du tournoi. En ramenant l’ancien milieu de terrain, la FIGC espère réveiller un esprit de conquête qui faisait autrefois sa force.
Avec Gattuso, c’est un pan de l’histoire du football italien qui revient sur le devant de la scène. Reste à savoir si le meneur d’hommes saura aussi devenir un bâtisseur. S’il parvient à canaliser son énergie dans un projet cohérent et fédérateur, la Nazionale pourrait bien retrouver sa voix. En attendant l’officialisation, l’Italie entière retient son souffle : un nouveau cycle va s’ouvrir, porté par la grinta d’un sélectionneur pas comme les autres.
