« Si j’avais su, je serais parti » : un joueur balance tout sur les méthodes de Xabi Alonso
L’état de grâce n’aura pas duré longtemps. Arrivé cet été sur le banc du Real Madrid pour remplacer la légende Carlo Ancelotti, Xabi Alonso était attendu comme le messie. Mais après seulement quelques semaines, la belle mécanique semble déjà grippée. La gestion des ego, le chantier tactique... les défis sont immenses. Et voilà qu’un premier incendie s’est déclaré, venant de là où il n’attendait pas. Un joueur a décidé de briser l’omerta et de livrer un témoignage accablant sur les méthodes du technicien basque.
Xabi Alonso déjà ciblé… par l’un de ses anciens joueurs
Cette charge frontale ne vient pas d’un joueur du Real Madrid, mais de son ancien club, le Bayer Leverkusen. C’est le milieu de terrain Jonas Hofmann qui a vidé son sac dans les colonnes du Kölner Stadt-Anzeiger. Et le portrait qu’il dresse de Xabi Alonso est aux antipodes de l’image lisse et cérébrale que l’on connaît. « Il ne devrait pas s’écouler plus de deux semaines sans qu’un entraîneur n’échange quelques mots avec ses joueurs », a-t-il lâché, visiblement amer. « Si j’avais su qu’il resterait, j’aurais demandé à être libéré. »
Le reproche principal ? Un manque total de communication. Hofmann dépeint un coach distant, presque muet. « J’attends d’un entraîneur qu’il me dise clairement si quelque chose ne va pas. Je veux une communication ouverte et directe. » Une critique acerbe qui met en lumière une facette méconnue d’Alonso, celle d’un manager qui, malgré son succès, pourrait avoir du mal à gérer l’aspect humain de sa fonction.
Un avertissement pour le vestiaire madrilène
Cette sortie n’est pas anodine. Elle sonne comme un avertissement direct envoyé au vestiaire cinq étoiles du Real Madrid. Si un joueur comme Hofmann, habitué aux joutes de la Bundesliga, a souffert de ce management silencieux, qu’en sera-t-il des Mbappé, Vinícius et autres Bellingham ? On connaît la chanson dans ces clubs-là : les ego sont surdimensionnés et le besoin de considération est permanent. Le manque de dialogue est souvent le premier carburant des crises.
Xabi Alonso est donc prévenu. Son intelligence tactique, louée par tous, ne suffira pas à Madrid. Il devra apprendre à communiquer, à gérer les états d’âme, à parler à ses hommes. Cette attaque venue de son passé est peut-être le meilleur service que Jonas Hofmann pouvait lui rendre. Car elle met en lumière ce qui sera, sans aucun doute, son plus grand défi : ne pas être seulement un tacticien de génie, mais aussi un manager capable de faire vivre un groupe. Le vrai test commence maintenant.
