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Сентябрь
2025

Les élèves fonctionnaires : un scandale dont personne ne parle

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Si quelques étudiants excités ont pu grossir les rangs des manifestants du 10 septembre 2025, la plupart ont repris le chemin des cours. C’est le cas de Claire (la fille d’amis) qui a intégré l’École nationale des Chartes. Elle est fière d’avoir réussi ce concours prestigieux. Elle est aussi très satisfaite d’être « payée à ne rien faire ». Non pas qu’elle compte se tourner les pouces pendant les trois ans et neuf mois que durent la scolarité – on ne décroche pas son entrée à l’École des Chartes sans bosser durement –, mais elle sait qu’elle va toucher environ 1 250 euros nets chaque mois sans rien produire… juste pour apprendre.

Claire et les 19 autres admis à l’École des Chartes ne sont pas seuls dans leurs cas. Dans 70 écoles environ (X, INSP, ENS, ENM, ENSAE, ENAC, etc.), les élèves sont fonctionnaires stagiaires, rémunérés par l’État. Combien cela coûte-t-il chaque année ? Mystère ! Aucun document ne récapitule les données. Il faudrait les chercher école par école… assurément plusieurs jours d’investigation.

Pour l’École nationale des Chartes, nous pouvons estimer la rémunération nette totale des élèves à 1,125 million d’euros par année. Pour les milliers d’élèves des 70 écoles concernées, la somme devient vite colossale. Mais ce n’est pas tout : ces années de scolarité sont prises en compte en matière d’avancement et de retraite.

Officiellement, en contrepartie, les élèves fonctionnaires s’engagent à travailler dans la fonction publique pendant un certain nombre d’années. Mais nous savons que cet engagement n’est pas toujours respecté, et ceux qui partent dans le privé ne remboursent pas nécessairement leurs frais de scolarité comme il est convenu…

Cette rémunération des élèves fonctionnaires est choquante à plus d’un titre. Tout d’abord parce que la scolarité est déjà gratuite et que, dans la plupart des cas, les élèves sont assurés d’avoir un emploi à vie de fonctionnaire à la sortie. Ensuite, parce que cette gratuité est nécessairement payée par les contribuables, parmi lesquels des parents qui financent souvent les études supérieures de leur progéniture. Et parfois fort cher : 71 750 euros à HEC pour trois ans, par exemple. Enfin, elle est choquante à l’égard des étudiants qui travaillent (26% d’entre eux selon l’Insee) pendant leurs études.

Vu l’état des comptes publics, n’est-il pas temps de mettre fin à cette anomalie ?

Illustration de couverture ©Freepik

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