Népal en crise : l’étatisme plonge le pays dans le chaos
Au Népal, les manifestations qui embrasent Katmandou en ce début septembre traduisent l’échec du gouvernement, incapable de répondre aux aspirations de sa jeunesse. Tout est parti d’une mesure autoritaire, l’interdiction des réseaux sociaux (26 au total), qui a révélé la méfiance du pouvoir envers la liberté d’expression. Résultat : une contestation massive, principalement menée par la Génération Z, qui a entraîné l’incendie du parlement, l’agression du ministre des Finances, la mort de 19 manifestants et des centaines de blessés, et a conduit à la démission du Premier ministre communiste K.P. Sharma Oli.
Ces tensions s’inscrivent dans un contexte économique et social déjà difficile. Une étude de la Banque mondiale montre que le chômage des jeunes est d’environ 20,8 %, poussant près de 500 000 jeunes Népalais par an à émigrer pour trouver un emploi. Selon Transparency International, le pays est classé 107ème sur 180 à l’indice de perception de la corruption, avec un score de 34/100. L’économie est fragile : un PIB par habitant d’à peine 1 400 dollars, une dépendance extrême à l’agriculture ainsi qu’à l’envoi de l’argent par les Népalais travaillant à l’étranger (6ème pays au monde), qui représente près de 26,5 % du PIB. Plus de 20 % de la population vit encore sous le seuil de pauvreté, et 25 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition, selon Oxfam. Son « intégration limitée dans le système financier mondial », selon Coface, est aussi une problématique pour son développement économique.
Les faits sont clairs : le faible développement économique et social du Népal résulte de multiples facteurs structurels. Mais l’idéologie marxiste népalaise, en favorisant la centralisation du pouvoir, le népotisme et en renforçant l’autoritarisme, aggrave ces difficultés, provoquant des scènes de chaos social dramatiques.
Illustration de couverture ©YouTube Le Parisien
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