Gabriel Zucman et les mensonges sur les impôts et les riches
Une poignée d’économistes ont réussi à instiller l’idée d’une fiscalité injuste en France, pays pourtant champion de la redistribution et de la progressivité de l’impôt sur le revenu. Pour y parvenir, ils ont tordu les faits au maximum dans le sens de leur idéologie.
Ça commence par l’exclusion des inactifs (retraités, chômeurs…) de leurs études, pour ne pas faire apparaître des taux d’imposition trop bas. Pour les actifs, les cotisations sociales sont prises en compte comme n’importe quel impôt, y compris lorsqu’elles génèrent des droits. Il n’y a pourtant rien de commun entre l’IR, sans contrepartie, et une cotisation retraite qui crée des droits directs. Bien sûr, la TVA est intégrée pour gonfler les taux d’imposition des ménages les plus consommateurs (pour le Sénat, c’est un impôt sur les entreprises !). Mais surtout, les transferts sociaux ne sont jamais pris en compte : pour ces économistes, un salarié au Smic qui reçoit la prime d’activité, l’ARS et les APL n’a donc pas ces revenus… mais paye la TVA sur la consommation qu’il peut faire grâce à ces aides !
Dans les calculs des impôts, ils « oublient » les 30% de PFU (Prélèvement forfaitaire unique)
La plus grande partie des taux d’imposition implicite des ménages est ainsi faussée. Passons aux plus riches. Pour eux, sont pris en compte des revenus… qu’ils ne perçoivent pas, mais qui sont stockés dans leurs sociétés. Est ainsi retenu le montant des dividendes d’entreprises versés à leur holding. Initialement, Gabriel Zucman ne voulait même pas tenir compte de l’IS payé par ces holdings, et arrivait à des taux d’imposition inférieurs à 3% ! Même ses proches lui ont dit que c’était un peu abusif. Corrigé de l’IS, ces ultra riches auraient donc un taux d’imposition d’environ 27%. Mais c’est oublier qu’ils paieront en plus 30% de PFU (Prélèvement forfaitaire unique) pour disposer de cet argent le moment venu. Sinon il restera dans la holding, et sauf à pratiquer un ABS (ou la possibilité de financer ses activités), ils ne pourront y toucher.
C’est par cette manipulation qu’on arrive à des taux d’imposition des riches bien inférieurs à la réalité de leurs prélèvements sur leurs revenus dont ils sont définitivement les possesseurs après justement en avoir acquittés les impôts réels.
Illustration de couverture, capture d’écran ©Le20h-France Télévisions sur X
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