Voitures électriques : la France et l’UE persistent dans le dirigisme économique
À partir du 1er octobre, les ménages pourront bénéficier d’une subvention de 1 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique doté d’une batterie européenne. Elle s’ajoute à une liste déjà longue : subvention « coup de pouce véhicules particuliers électriques » applicable depuis le 1er juillet, aide au Leasing Social pour les véhicules électriques pour une location d’au moins trois ans, prime au rétrofit pour transformer une motorisation thermique en motorisation électrique ou hybride rechargeable… On peut lire, sur le site du gouvernement, que l’objectif est de « favoriser la relocalisation de la chaîne de valeur des véhicules électriques et de soutenir l’emploi industriel en Europe ». Le marché des constructeurs est en effet dominé par les entreprises américaines et chinoises (19,1 % pour Tesla, 16,5 % pour BYD, 7,9 % pour SAIC Motor en 2023).
Au nom de la planification écologique, la France et l’UE persistent dans le dirigisme économique. Puisque les consommateurs n’achètent pas suffisamment de voitures électriques, il faudrait « corriger » leurs choix par de la redistribution, favoriser certains producteurs au détriment d’autres, voire interdire purement et simplement la concurrence : les motorisations essence, diesel et hybrides sont promises à la disparition d’ici 2035. Cette logique fausse la concurrence, détourne les capitaux vers des activités artificiellement rentables et surtout, fait porter le coût de l’expérience aux contribuables.
Si les entreprises jugent pertinent d’investir dans le marché des véhicules électriques, elles le feront par elles-mêmes. Ce n’est pas le cas aujourd’hui : dans des pays comme l’Allemagne, l’arrêt des subventions a engendré une chute des ventes de 27,4 % en 2024. La raison est simple : les voitures électriques ne sont pas adaptées aux attentes de l’écrasante majorité des consommateurs : prix d’achat moyen plus élevé que les voitures à essence, autonomie moyenne plus faible, difficultés liées aux taux de disponibilité des bornes de recharge… L’expérience passée nous montre que les pouvoirs publics devraient laisser jouer la concurrence et l’innovation, au lieu d’imposer un modèle unique.
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