Gaza : Benyamin Netanyahou a présenté à son gouvernement le plan de Donald Trump
Donald Trump a lancé mardi 30 septembre un ultimatum au Hamas, au sujet de son plan pour Gaza présenté la veille, en donnant "trois ou quatre jours" au mouvement terroriste pour répondre à sa proposition. "Tous les pays arabes sont d’accord, les pays musulmans sont d’accord, Israël est d’accord. Nous n’attendons que le Hamas […] Et s’il n’accepte pas, cela se finira de manière très triste", a déclaré le président américain. "Il nous manque une signature, et elle expiera en enfer s’ils (le Hamas) ne signent pas. J’espère qu’ils vont signer pour leur propre bien […]", a-t-il encore averti.
Lundi à Washington, Benyamin Netanyahou a assuré soutenir ce plan tout en affirmant se réserver le droit de "terminer le travail" par les armes si le Hamas bloquait ou rejetait la proposition. Mais mardi, il a semblé revenir sur l’une des principales dispositions du plan, en affirmant que l’armée israélienne resterait "dans la majeure partie de la bande de Gaza".
Les infos à retenir
⇒ Benyamin Netanyahou a informé son gouvernement du plan Trump pour Gaza
⇒ L'armée israélienne va bloquer le dernier accès au nord de la bande de Gaza depuis le sud
⇒ La flottille pour Gaza devrait s’arrêter pour faciliter la situation, dit Giorgia Meloni
Benyamin Netanyahou a informé son gouvernement du plan Trump pour Gaza
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré mardi qu’il s’apprêtait à informer son gouvernement des détails du plan pour Gaza présenté par le président américain, Donald Trump, après des entretiens entre les deux dirigeants à la Maison-Blanche.
"A Washington, je suis parvenu à une entente avec le président Trump sur un cadre pour la libération de tous nos otages et la réalisation de l’ensemble des objectifs de guerre que nous nous sommes fixés", a-t-il affirmé au début d’une réunion du gouvernement, tenue peu après son retour en Israël, selon une vidéo diffusée par le bureau du Premier ministre. "Je fournirai un rapport plus détaillé aux membres du gouvernement et aux membres du cabinet" de sécurité, a-t-il ajouté.
Isolé à l’international, confronté dans son pays aux manifestations réclamant le retour des otages, Benyamin Netanyahou est aussi sous forte pression de ses ministres d’extrême droite opposés à un accord qui mettrait fin à la guerre. L’un de ces ministres, Bezalel Smotrich, a qualifié mardi le plan Trump d'"échec diplomatique retentissant".
L'armée israélienne annonce qu'elle va bloquer le dernier accès au nord de la bande de Gaza depuis le sud
L'armée israélienne a annoncé ce mercredi qu'elle allait bloquer le dernier accès au nord de la bande de Gaza depuis le sud du territoire palestinien, à partir de 12h00. "Habitants de Gaza, la rue al-Rachid sera fermée à la circulation depuis la zone sud de la bande à partir de 12h00", indique un communiqué diffusé en arabe par un porte-parole, le colonel Avichay Adraee, sur ses réseaux sociaux, alors que l'armée israélienne intensifie son offensive sur Gaza-ville, dans le nord du territoire palestinien. "Le passage vers le sud sera autorisé pour ceux qui n'ont pas encore pu évacuer la ville de Gaza. A ce stade, l'armée israélienne permet le passage vers le sud librement et sans contrôle", ajoute le communiqué.
La flottille pour Gaza devrait s’arrêter pour faciliter la situation, dit Giorgia Meloni
La cheffe du gouvernement italien ultraconservateur Giorgia Meloni a estimé que la flottille humanitaire qui se dirige vers Gaza devrait s’arrêter pour permettre un éventuel accord entre les belligérants, qui repose sur "un équilibre fragile".
"Le plan de paix pour le Moyen-Orient proposé par le président américain Donald Trump offre finalement un espoir d’accord pour mettre fin à la guerre et à la souffrance de la population civile palestinienne et stabiliser la région", a-t-elle écrit dans un communiqué. "Cet espoir repose sur un équilibre fragile que de nombreuses personnes seraient heureuses de faire sauter", a-t-elle estimé. "Je crains justement que la tentative de la flottille de forcer le blocus naval israélien (de Gaza, ndlr) puisse servir de prétexte", poursuit Giorgia Meloni, très proche du point de vue idéologique de Donald Trump. "Pour cette raison aussi je pense que la flottille devrait s’arrêter maintenant et accepter une des diverses propositions avancées pour le transfert, en sécurité, de l’aide", ajoute Giorgia Meloni.
Israël : le gouvernement confirme la nomination du nouveau chef du Shin Bet
Le gouvernement israélien a confirmé mardi à l’unanimité la nomination du général David Zini, proposée par le Premier ministre Benyamin Netanyahou, à la tête du Shin Bet, le service de sécurité intérieure. Elle avait déjà été validée le 25 septembre par le comité chargé des nominations des hauts fonctionnaires. La décision de Benyamin Netanyahou en mai de nommer le général Zini à ce poste avait été jugée "illégale" par la procureure de l’Etat, mais la commission avait décidé de passer outre.
Le général à la retraite se serait opposé aux négociations pour la libération des otages et aurait qualifié le conflit entre Israël et les militants palestiniens de "guerre éternelle", des propos qui ont provoqué la colère des proches des otages. Membre du mouvement sioniste religieux d’extrême droite, Zini a également fait l’objet d’une attention particulière en raison de ce que ses détracteurs qualifient de vision "messianique", une étiquette qu’il a lui-même endossée dans un discours prononcé en juin. Ce terme est lié au mouvement des colons qui considèrent que la Cisjordanie et Gaza occupées appartiennent à Israël.
