Добавить новость
smi24.net
World News
Октябрь
2025

Le sous-marin Koursk devait montrer la supériorité technologique de l’armement russe revendiquée par Poutine

0

Une chaîne Télégram proche des renseignements russes a rapporté que le sous-marin “Novorossiisk” connaîtrait une avarie sérieuse en Méditerranée. Il semble essayer de regagner un port russe en naviguant en surface. Mais arrivera-t-il à bon port ? Cet incident rappelle celuidu Kousk.

Car, tandis que l’équipage du sous-marin Novorossiisk semble connaître dans l’Atlantique les affres qui saisirent celui du Koursk il y a 25 ans, le maître du Kremlin plastronne plus que jamais avec les armes développées par son complexe militaro-industriel selon lui les plus dévastatrices du monde et contre lesquelles n’existerait aucune parade. Pour essayer de voir dans quelle mesure l’histoire pourrait se répéter, commençons par nous remémorer le film de la tragédie.

À 8h51, le 12 aout 2000, le sous-marin Koursk, fleuron de la force navale russe réputée invincible se met en position d’observation périscopique à 18 mètres de fond en mer de Barentz, prêt à tester la nouvelle torpille objet de toutes les convoitises occidentales pour la technologie lui permettant de se propulser à plus de 500 Km/h. À 11h28, le Commandant stoppe soudain tout contact radio et ordonne à certains membres de son équipage de passer les combinaisons de survie, une procédure déjà très inhabituelle. Deux minutes plus tard, à 11h30, une explosion se produit qui endommage l’avant du sous-marin et ouvre une première voie d’eau, obligeant le pacha à déclencher l’alerte maximale. Les comportements insolites de ce dernier vont alors se succéder.

Tout d’abord, pourquoi n’a-t-il pas ordonné d’agir sur le « coup de poing » provoquant en urgence la remontée quasi-instantanée du submersible en surface ? Parallèlement, pourquoi n’a-t-il pas mis la bouée de détresse à l’eau ? Pire, au lieu de cela, on se demande ce qui a bien pu l’inciter à mettre le dispositif de propulsion à pleine puissance, la procédure généralement utilisée pour répondre à une attaque extérieure.

À 11h32, une seconde explosion cent fois plus puissante que la première se produit, qui envoie le sous-marin par 108 mètres de fond. Dès lors, un silence radio s’établit qui ne prendra fin qu’au 15 août, amenant les observateurs à se perdre en conjectures sur les motivations des autorités russes ayant probablement ordonné le silence : vieux réflexe soviétique ou secret d’État particulièrement lourd et/ou encombrant ?

Au matin du 15 août, la presse écrite et la télévision moscovites ouvrent sur ce titre : « le Koursk a été victime d’un incident mineur ». Il va falloir bien plus qu’un incident naval mineur au tout nouveau Président de la Fédération de Russie pour consentir à interrompre ses vacances dans sa résidence de la mer Noire, ce qu’il fut néanmoins contraint de faire le 17, sous la pression d’une opinion publique nationale très remontée et sous celle de l’émotion suscitée partout dans le monde par le cynisme et la cruauté de ce nouveau Staline, dont on ne connaissait pas encore l’étendue.

Tout le monde sera tenu à l’écart d’une hypothétique enquête sur les causes réelles de ce désastre, dont personne ne connaîtra jamais le contenu, même pas les familles des membres de l’équipage rendues à Mourmansk – le port d’attache du bâtiment – tenues dans l’ignorance des noms des victimes. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il aurait fallu leur justifier et justifier à leurs compatriotes l’issue des sordides tractations imposées par Moscou à des Anglais et à des Américains disposés à tout tenter pour éviter le pire aux infortunés sous-mariniers.

Concernant le Novorossiisk, il faut être attentif à la nature de l’aide que la marine russe va être capable de lui apporter si loin de sa base

Dans son reportage du 6 janvier 2005 consacré au désastre, France 2 fit longuement état de l’hasardeuse hypothèse d’un sous-marin Koursk coulé par une torpille tirée du sous-marin américain Memphis présent sur les lieux avec, comme on s’en doute, bien d’autres bâtiments des forces de l’OTAN. Les preuves en serait la « guitoune » placée à l’arrière de ce dernier, lors de son escale en Norvège, 15 jours après la tragédie, censée dissimuler une avarie subie lors de sa fuite, et un trou à l’avant du kiosque réputé avoir été provoqué par la prétendue torpille américaine responsable du naufrage.

Les pièces à conviction soutenant cette hypothèse furent soigneusement analysées par le chef de la division maîtrise des risques et environnement, à la préfecture maritime de Méditerranée, et ancien officier mécanicien à bord de trois de nos sous-marins nucléaires, en présence de votre serviteur. Les conclusions de l’expert furent sans appel : la guitoune n’était qu’une protection contre les intempéries, habituellement placée au-dessus de la descente dans le bâtiment et le trou avait peu de chance d’avoir été provoqué par une torpille américaine dont on sait que, comme toutes les torpilles américaines de l’époque, elle ne se déplaçait qu’à 45 nœuds. La cause la plus probable du naufrage ne pouvait donc qu’être l’explosion accidentelle d’une des fameuses torpilles, la thèse officielle du Kremlin.

Pour en revenir au parallèle avec la situation actuelle du Novorossiisk, il convient maintenant d’être attentif à la nature de l’aide que la marine russe va être capable de lui apporter si loin de sa base, et surtout à l’efficacité de cette aide à garantir la sécurité de l’équipage jusqu’à son retour à Novorossiisk. Car une grave défaillance dans ce domaine pourrait être le signe que le niveau de sophistication de la logistique militaire globale de la Russie, sans laquelle toute offensive de grande ampleur a peu de chance non seulement d’atteindre le rendement souhaité mais d’être déployée en toute sécurité en guerre de missiles de haute intensité, n’est guère différent du niveau assez archaïque de 2005.

L’article Le sous-marin Koursk devait montrer la supériorité technologique de l’armement russe revendiquée par Poutine est apparu en premier sur Contrepoints.















Музыкальные новости






















СМИ24.net — правдивые новости, непрерывно 24/7 на русском языке с ежеминутным обновлением *