Le vent libéral souffle sur l’Amérique latine
Deux jours après l’élection au Chili d’un président certes nationaliste mais convaincu des mérites du marché, et d’ailleurs félicité en personne très chaleureusement par Javier Milei, dont l’élection à la présidence de l’Argentin constitue un évènement comparable à l’arrivée au pouvoir de Reagan et Thatcher en 1979-1980, le principal parti d’opposition de droite en Colombie a désigné lundi soir comme candidate à l’élection présidentielle de 2026 la sénatrice Paloma Valencia.
Cette dernière, qui défend une plate-forme résolument favorable à l’économie de marché et aux entreprises, représentera le parti du Centre démocratique, dirigé par l’influent ex-président Alvaro Uribe. Pour cette course à la présidence Mme Valencia a récemment déclaré que si elle était élue présidente de Colombie, elle travaillerait avec les leaders de l’opposition vénézuélienne Edmundo Gonzalez et Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix.
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio est proche des dirigeants du Centre démocratique, qui ont applaudi les récentes sanctions économiques américaine contre le président colombien de gauche Gustavo Petro, au motif qu’il ferait trop peu d’efforts pour freiner le narcotrafic. Le premier tour du scrutin est prévu le 31 mai. La gauche a désigné comme candidat le sénateur Ivan Cepeda, vieil opposant d’Alvaro Uribe et qui part, pour l’heure, favori dans les sondages. Le bilan de la gauche, arrivée au pouvoir il y a cinq ans pour la première fois en deux siècles d’Histoire de la Colombie, est pourtant très médiocre sur le plan économique et social.
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