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Декабрь
2025

Lula, Meloni et le Mercosur

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Le bras de fer sur le traité entre l’Union et le Mercosur (Argentine, Uruguay, Paraguay, Brésil) se poursuit mais l’ultimatum du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, qui menaçait de se retirer purement et simplement de ce projet d’accord négocié depuis 25 ans si la signature n’avait pas lieu comme prévu ce samedi semble faire pschitt. Le président brésilien a indiqué jeudi qu’il se ferait le messager, lors du sommet du Mercosur, samedi, d’une demande de la Première ministre italienne Giorgia Meloni de repousser cette signature. Mme Meloni « m’a demandé que si nous pouvions avoir de la patience une semaine, dix jours, un mois, l’Italie soutiendra l’accord », a déclaré Lula relatant un entretien téléphonique jeudi avec la dirigeante italienne. Cette dernière s’est alliée mercredi avec le président français qui estime que « le compte n’y est pas », en raison du manque de garanties données à la filière de la viande bovine française.

Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez ont exhorté jeudi leurs homologues européens réunis à Bruxelles à soutenir l’accord de libre-échange avec le Mercosur malgré la résistance de la France.

Plusieurs milliers d’agriculteurs se sont rassemblés à Bruxelles pour protester contre une plus grande ouverture des marchés européens à des produits en provenance d’Amérique du Sud ne respectant pas les mêmes normes. La France tente de réunir une minorité de blocage en s’appuyant notamment sur des pays ouvertement hostiles au traité, comme la Pologne ou la Hongrie, ou réticents comme l’Italie.

L’Allemagne, l’Espagne et les pays nordiques préconisent de leur côté de ratifier dès maintenant l’accord, faisant valoir qu’il permettra d’atténuer l’impact des droits de douane américains et de réduire la dépendance à l’égard de la Chine, particulièrement pour les minerais tels que le lithium pour batteries, en garantissant l’absence de taxes douanières sur la plupart de ces produits.

La Commission européenne a tenté en vain d’apaiser les agriculteurs en proposant des clauses de sauvegarde pour certains produits agricoles comme le boeuf. Aux termes de ce mécanisme, des enquêtes pourraient être déclenchées si les volumes d’importation augmentent de plus de 8% par an ou si les prix baissent d’autant dans un ou plusieurs Etats membres de l’UE, en vertu d’un accord conclu mercredi entre les pays membres et le Parlement européen. La Commission doit également publier une déclaration précisant les mesures prises par l’UE pour effectuer des contrôles, y compris dans les pays du Mercosur, afin d’insister sur le respect des normes de production.

Le traité entre le Mercosur et l’Union européenne serait bénéfique à la plupart des secteurs industriels et même agricoles (vins, produits laitiers) français, et accentuerait la concurrence en priorité sur la viande bovine, quoique pour des montants limités. Il est vrai que cette signature intervient à un moment où les éleveurs sont déstabilisés par la perspective d’abattage obligatoire et systématiques des troupeaux atteint par la maladie DNC, sur fond de baisse tendancielle des revenus pour cause d’agenda vert et de persécution règlementaire pilotée par Bruxelles depuis des années.

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