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Mercosur : ce que le succès du Ceta peut (vraiment) nous apprendre

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Le travail de sape d’une minorité d’Etats membres de l’UE, menée par la France, n’aura pas suffi à faire échouer la conclusion de l’accord avec le Mercosur. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit signer le texte, ce samedi 17 janvier, à Asunción, avec les représentants de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay. Dans l'Hexagone, la colère du monde agricole est loin d'être retombée, alimentée par la peur d'une déferlante de produits à bas prix peu soucieux des normes sanitaires en vigueur en Europe. Ses contempteurs, d’un bord à l’autre du spectre politique, fustigent un accord qui aura mis plus de vingt-cinq ans à se concrétiser. Ils oublient que le pire n'est jamais certain. Un coup d’œil dans le rétroviseur les éclairerait pourtant.

En 2017, l’Union européenne paraphait le Ceta avec le Canada. Ce traité de libre-échange prévoyait, notamment, une diminution des droits de douane afin d’accélérer les échanges entre les deux blocs. A l’époque, ses opposants arguaient déjà que le Vieux Continent serait envahi de produits canadiens, à commencer par la viande bovine. "Ces craintes, qui sont les mêmes que celles exprimées par les filières hostiles au Mercosur, ne se sont pas matérialisées", assure Elvire Fabry, directrice du programme "Commerce et sécurité économique" à l’Institut Jacques-Delors. En 2023, entre 2 et 3 % seulement du contingent de 65 000 tonnes de bœuf alloué par Bruxelles au Canada avaient été utilisés. En réalité, Ottawa s’est davantage tourné vers la Chine que vers l’Europe pour exporter sa production.

Des éléments absents du débat

La chercheuse va plus loin : "Le bilan du Ceta est très positif pour l’UE, qui en a tiré davantage parti que le Canada." Les chiffres sont implacables. Entre 2016 et 2024, les échanges de biens et de services entre les deux territoires ont respectivement augmenté de 65 % et de 90 %, avec un excédent commercial significatif de 28 milliards d’euros en faveur de l’Union. Des entreprises européennes, qui n’étaient pas encore tournées vers l’exportation, ont pivoté leur modèle. La plupart d’entre elles sont d’ailleurs implantées en France et en Italie. "L’accord a joué un rôle de marchepied", ajoute Elvire Fabry.

Un cas d’école, pourtant tombé aux oubliettes. "En France, les leçons du Ceta ne portent pas, regrette-t-elle. On a l’impression qu’une chape pèse sur le débat". Comme pour l’accord signé avec le Canada, celui conclu avec le Mercosur comporte des clauses de sauvegarde solides, renforcées ces derniers mois sous la pression tricolore, et qui permettront de protéger les filières européennes en cas de perturbations de marché majeures. En outre, encore plus qu’en 2017, le contexte géopolitique milite aujourd’hui en faveur d’une diversification de nos partenaires commerciaux. Entre la hausse des droits de douane imposés par les Etats-Unis et l’interventionnisme américain au Venezuela, ce rapprochement avec une grande partie de l’Amérique latine constitue un véritable pied de nez à Donald Trump.















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