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Quand l’œil de Macron vole la vedette aux armées

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Il y a des discours de vœux que l’on écoute distraitement, et puis il y a ceux qui captent immédiatement l’attention, parfois pour de mauvaises raisons. Cette année, depuis la base aérienne d’Istres, Emmanuel Macron n’a pas seulement parlé aux armées : il a aussi parlé… de son œil.

Dès les premières secondes, le président a pris les devants. Son œil droit, visiblement rouge, presque sanguinolent, n’avait rien d’inquiétant. Un simple « caractère inesthétique », totalement anodin. Pour dissiper tout doute, il a même proposé une lecture symbolique : une « référence non volontaire à l’œil du tigre », signe de détermination intacte en ce début d’année.

L’explication se voulait rassurante. Les réseaux sociaux, eux, ont préféré la poésie brute. « Il s’est fait biffler par Brigitte », tranche un internaute, sans détour. « Une droite de Brigitte ? », s’interroge un autre, manifestement soucieux de la latéralité du coup. Certains affinent l’analyse : « Jean-Michel a tapé trop fort cette fois. »

D’autres élargissent la perspective et y voient presque une constante familiale : « Chez les Macron, chacun a un œil qui se barre. Chez Brigitte, le gauche. Chez Emmanuel, le droit. »
Les plus alarmistes, quant à eux, évoquent la récidive : « On dit qu’à la première baffe il faudrait demander le divorce et se barrer. Ça en fait déjà au moins deux. »

Le registre médical n’est pas oublié. Pour certains, il s’agirait d’un « effet secondaire d’une trop grande consommation de… on sait tous ! ». L’hypothèse est précisée par un commentaire plus clinique encore : « Augmentation de la pression sanguine dans l’œil sous l’effet de la coco… » Les plus compatissants prennent un malin plaisir à feindre l’inquiétude : « Oh le pauvre. On espère tous que c’est grave. »

Tandis que le chef de l’État s’efforçait de réaffirmer la solidité de sa détermination, l’attention publique avait déjà glissé ailleurs. À Istres, le propos se voulait stratégique et solennel ; sur les réseaux, le discours était relégué à l’arrière-plan. En quelques minutes, ce n’était plus la défense nationale qui faisait débat, mais le visage même du président, devenu malgré lui le véritable centre de gravité de l’allocution.















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