À Gaillac, Pierre Fabre renforce la souveraineté sanitaire française en relocalisant deux anticancéreux stratégiques dans le cadre d’une enveloppe de 30 millions d’euros
La visite de Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie, sur le site des laboratoires Pierre Fabre à Gaillac, vendredi 16 janvier, s’est pleinement inscrite dans le cadre de la stratégie française de relocalisation de productions pharmaceutiques critiques. Le groupe occitan a mis en service de nouvelles lignes de fabrication dédiées à deux principes actifs stratégiques anticancéreux : encorafénib et binimétinib commercialisés sous les noms de Braftovi et Mektovi. Un projet industriel soutenu par le programme France relance dans le cadre de l’appel à projets « Secteurs stratégiques – Résilience ». Jusqu’ici, la fabrication était réalisée en dehors de nos frontières, chez Axplora en Allemagne, notamment. Certes la synthèse totale n’est pas rapatriée à Gaillac. Pour ecorafénib, par exemple, ce sont les trois dernières étapes qui sont faites à Gaillac en mettant en œuvre une chimie à très basse température (< -50°C) alors que trois intermédiaires avancés (entre 3 et 4 étapes pour chacun d’eux) restent produits par des acteurs de la chimie européenne. Cette relocalisation, qui est le fruit de six années de travaux et représente un investissement de 6 millions d’euros, vise néanmoins à sécuriser la chaîne d’approvisionnement des deux médicaments.
