CAN : L’arbitre de la finale se trouve-t-il toujours au Maroc ?
La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de faire trembler l’après-match bien au-delà du terrain. Battu par le Sénégal à Rabat dans une rencontre marquée par un penalty polémique, des interruptions interminables et une atmosphère quasi insurrectionnelle, le Maroc peine à tourner la page. Depuis lundi, une question s’est imposée dans le débat public : l’arbitre de la finale est-il toujours présent sur le sol marocain, voire retenu contre sa volonté ?
Une sortie politique qui enflamme la polémique
À l’origine de cette rumeur, une prise de position spectaculaire d’un député marocain, qui a publiquement réclamé que l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala soit « traduit en justice au Maroc ». Lors d’une session parlementaire, l’élu a évoqué de possibles « collusions » et même, dans un registre plus déroutant, des pratiques mystiques supposées du camp sénégalais. Des propos radicaux, immédiatement relayés sur les réseaux sociaux, qui ont nourri l’idée d’un possible blocage administratif ou judiciaire.
Pourtant, à ce stade, aucun élément factuel ne vient étayer ces soupçons. Aucune plainte officielle n’a été déposée, aucune procédure judiciaire ouverte, et aucune autorité marocaine n’a annoncé la moindre mesure visant l’arbitre. Deux jours après la finale du 18 janvier, rien n’indique que Jean-Jacques Ndala ait été entendu, inquiété ou empêché de quitter le territoire. L’hypothèse d’une rétention relève donc davantage de la rumeur que de l’information vérifiée.
Ndala défendu et probablement déjà parti
Du côté de la RDC, la fédération congolaise de football a rapidement pris la parole pour défendre son arbitre international. Selon les usages en vigueur lors des compétitions CAF, les officiels quittent généralement le pays hôte dans les heures ou les jours suivant la finale. En l’absence de toute annonce contraire, tout porte à croire que Ndala a quitté le Maroc ou se trouvait déjà en transit, conformément au protocole habituel, sans incident particulier.
La Confédération africaine de football n’a, de son côté, communiqué aucune sanction ni enquête à l’encontre de l’arbitre, pourtant pressenti pour officier lors de compétitions majeures à venir. Cette affaire illustre surtout la violence du climat post-finale et la difficulté du Maroc à digérer une nouvelle désillusion continentale. Mais juridiquement, le dossier est vide. L’arbitre n’est ni poursuivi, ni retenu, ni jugé. La controverse, elle, continue de prospérer dans l’arène politique et médiatique.
