Deco et le Barça, c’est bientôt fini ?
La campagne présidentielle au FC Barcelone vient de prendre un tournant personnel et menaçant pour l’actuelle direction sportive. Victor Font, principal rival de Joan Laporta pour le scrutin du mois prochain, a lancé un avertissement sans équivoque : s’il accède au pouvoir, Deco prendra la porte. « Mon entraîneur sera Hansi Flick, mais Deco ne sera pas mon directeur sportif », a tranché le candidat sur les ondes de RAC1. Une déclaration qui fragilise considérablement la position de l’ancien milieu de terrain, pourtant sous contrat et installé au cœur du projet sportif catalan.
Victor Font menace de licencier Deco
Victor Font ne se contente pas de viser Deco ; il entend restructurer l’intégralité de l’organigramme pour l’adapter aux besoins de Hansi Flick. Son objectif est clair : éliminer les influences de l’ombre, ciblant nommément Alejandro Echevarria, conseiller officieux de Laporta, qu’il accuse d’avoir une emprise toxique sur le club. Dans cette vision d’un Barça rénové, Font assure avoir rétabli le contact avec l’entourage de Lionel Messi pour « reconstruire les ponts », tout en promettant de ne pas instrumentaliser l’Argentin électoralement, une critique voilée des méthodes de son adversaire.
Paradoxalement, cette volonté de « nettoyage » se heurte à la réalité du terrain. Hansi Flick, que Font souhaite conserver, a publiquement apporté un soutien appuyé à Deco. « Je suis heureux de la situation avec Deco. Nous avons confiance l’un en l’autre », a insisté le technicien allemand, louant la tranquillité et la philosophie commune qu’il partage avec le Portugais. Ce décalage entre les promesses de campagne et l’harmonie affichée par le staff technique promet une période d’incertitude majeure au sein du vestiaire blaugrana.
Une élection sous haute tension
Le verdict tombera le 15 mars prochain, une date jugée inopportune par l’opposition puisqu’elle coïncide avec un choc de Liga contre Séville et la semaine décisive de Ligue des Champions. Alors que Joan Laporta défend son bilan et la « récupération » du club, Font critique un calendrier électoral taillé sur mesure pour le président sortant. Entre la continuité prônée par Laporta et la rupture structurelle promise par Font, l’avenir de Deco est désormais suspendu au bulletin de vote des socios.
