L’Argentine de Milei atteint 4,4 % de croissance : la gauche étatiste à court d’arguments !
Depuis son apparition sur la scène politique argentine et internationale, Javier Milei a provoqué de vives réactions chez de nombreux responsables de gauche, particulièrement en France. Sur X, Olivier Faure (PS) dénonçait un « feu d’artifice réactionnaire en Argentine. Le libéralisme chimiquement pur ». Yannick Jadot (EELV) qualifiait pour sa part Javier Milei de figure inquiétante en affirmant que « l’internationale de l’extrême-droite a produit son pire monstre politique ». Sandrine Rousseau (EELV) ajoutait : « pour ne pas agir nous sommes prêts à mettre les pires au pouvoir. Bientôt la France ? ». Et Clémentine Autain (ex-LFI) avait apporté son « soutien aux Argentin.es qui lui résisteront ».
Même Stéphane Séjourné, Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services (membre de Renaissance et ancien du PS), affirmait sur X : « L’Argentine a fait démocratiquement le choix de l’aventure populiste d’extrême-droite. […] Mais répétons-le encore et encore : à chaque fois, ces expériences se soldent par un échec et de la souffrance ».
Pourtant, la gauche, qui se présente comme le défenseur des plus démunis, ne peut pas nier les faits. Le taux de pauvreté en Argentine est aujourd’hui au plus bas depuis 2010, et les données économiques publiées par l’INDEC (Instituto Nacional de Estadística y Censos) le 24 février 2026 sont tout aussi encourageantes. L’estimation mensuelle de l’activité économique (EMAE) pour décembre 2025 enregistre une croissance de 3,5 % par rapport à décembre 2024 et de 1,8 % par rapport à novembre en données désaisonnalisées. Sur l’ensemble de l’année, la moyenne annuelle de l’EMAE progresse de 4,4 % par rapport à 2024. En décembre 2025, l’indice qui mesure le niveau d’activité économique corrigé des variations saisonnières (base 100 en 2004) atteint 155,5 – soit son niveau le plus élevé depuis 2022.
Onze secteurs d’activité composant l’EMAE ont affiché des hausses en décembre, avec en tête le secteur agricole (+32,2 % en glissement annuel), porté par une production historique de blé, et l’intermédiation financière (+14,1 %). Si l’industrie manufacturière (-3,9 %) et le commerce (-1,3 %) ont légèrement reculé, l’ensemble de l’économie présente un rebond généralisé, contrastant fortement avec les années de gestion péroniste.
En 2025, le bilan économique de Javier Milei apparaît donc remarquable, surpassant largement ce que la gauche péroniste a produit dans des conditions comparables. Inflation maîtrisée, pauvreté en recul et croissance soutenue : la logique interventionniste et centrée sur des programmes de gauche-marxiste, qui n’a jamais permis une prospérité durable, continue de se heurter à des faits indiscutables.
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