S’assurer contre le chômage : une affaire de choix privé plus que de « dialogue social »
Le 25 février, les « partenaires sociaux » ont une nouvelle fois discuté de l’assurance chômage. Et plus ils discutent, moins ils s’entendent sur une quelconque réforme. Il faut le rappeler : ce genre de « dialogue social » n’est qu’une vaste fumisterie. Il serait plus exact de parler d’un monologue syndical accompagné de menaces directes. L’alternative n’a rien de subtil : soit on se plie aux conditions des « partenaires », soit ils quittent la table des négociations. Ce qui empêche toute réforme dans ce pays. Pourquoi, alors, les politiques, tout comme le Medef, acceptent-ils de « dialoguer » avec des organisations qu’aucun argument ne saurait ébranler ? Et qui ne sont nullement représentatives, c’est une évidence. Selon les données de la DGFIP (Direction générale des Finances publiques) comptabilisant les foyers fiscaux qui déclarent avoir versé une cotisation, le taux de syndiqués serait inférieur à 5% (1,32 million sur 27 millions de salariés). Comme les fonctionnaires sont bien plus nombreux à l’être que les autres salariés, il est probable que le taux de syndicalisation dans le secteur privé ne dépasse pas 3%. C’est ce minuscule pourcentage que tout le monde qualifie, sans rire, de « représentativité »…
Cette énième réunion entre partenaires sociaux n’a donc aucune justification, d’autant plus que l’assurance chômage devrait relever de la responsabilité de chaque Français. Pourquoi, autre question gênante, faut-il que la gestion du chômage – qui est un risque assurantiel – soit assurée par la puissance publique dans un régime unique et monopolistique ? L’IREF l’a toujours dit : l’assurance chômage est une assurance comme une autre et les Français devraient être libres de choisir la leur. Au lieu de multiplier les rencontres stériles, ouvrons le système à la concurrence ! Comme pour leur voiture et leur maison, laissons les Français opter pour un organisme ou un autre, à leur convenance, et même pour l’Unedic s’ils le souhaitent ! C’est une possibilité qui existe dans de nombreux pays – Suisse, Suède, Finlande, Royaume-Uni – et personne ne s’en plaint.
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