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Élections municipales : et si on en profitait pour donner un grand coup de balai ?

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Nous avons récemment souligné que la France régressait pour la quatrième année consécutive dans l’indice de perception de la corruption (IPC) que publie chaque année Transparency International.

Les récents procès très médiatisés de Nicolas Sarkozy et de Marine Le Pen ne contribuent sans doute pas à ce que les Français aient confiance dans leurs représentants. D’ailleurs dans le dernier baromètre de la confiance politique réalisé par Opinionway pour le Cevipof, 78% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir confiance dans la politique (+4 points par rapport à février 2025).

La seule institution qui tire son épingle du jeu est le conseil municipal : 58% des sondés lui accordent leur confiance. Le maire fait même un peu mieux avec 60% des Français qui disent avoir confiance en lui. Le gouvernement n’obtient que 17%, l’Assemblée nationale, 20% ; et le Sénat, 26%.

Pourtant, les « affaires » n’ont pas épargné les élus locaux. De Jean-Michel Boucheron (Angoulême) à Patrick Balkany (Levallois-Perret), en passant par Alain Ferrand (Le Barcarès), François Commeinhes (Sète), Jean-François Oneto (Ozoir-la-Ferrière), ou encore Gérard Hérault (Montgeron) – et sans oublier la tentaculaire affaire Urba des années 1990 – les faits de corruption locale sont légion. Ils représenteraient 39% des affaires de corruption recensées en France (fin 2024) selon Transparency International. Selon l’Agence française anticorruption (Afa), 61% des 235 signalements pour corruption reçus en 2024 concernaient des collectivités territoriales.

Il est vrai que dans les communes, les occasions de corruption sont nombreuses : délivrance de permis de construire et d’autorisations en tout genre, attribution de subventions, achats publics divers, recrutements d’agents, etc.

Bertrand Venard, professeur à Audencia Business School, pense que « la longévité des mandats locaux peut favoriser l’émergence de pratiques clientélistes et de conflits d’intérêts ». A l’inverse, selon lui, « l’alternance politique apparaît comme un puissant antidote à l’enracinement de la corruption ».

Alors les 14 et 21 mars prochains, les Français, au lieu de s’abstenir comme ils le font de plus en plus, seraient bien inspirés d’aller voter. Mais pour lutter contre la corruption, changer d’équipe municipale ne suffit pas. Réfléchir à l’instauration d’une flat tax (ou impôt proportionnel) locale contribuerait à multiplier le nombre de contribuables intéressés à la bonne gestion des deniers municipaux.

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