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Aides publiques sur le carburant : «Nous n’avons plus d’argent», oppose le gouverneur de la Banque de France

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« Ce que je note simplement — et François Langley le disait à l’instant, je vais le dire de façon encore plus simple — nous n’avons plus d’argent, nous Français », a déclaré ce 11 mars sur le plateau de RTL le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, interrogé sur la possibilité d’un recours par Paris à des « aides pour aider les automobilistes » face à la hausse des prix à la pompe.

« Si nous creusions encore les déficits et la dette, cela va pénaliser les Français eux-mêmes », a-t-il averti, pointant le risque d’une montée des taux d’intérêt à long terme. « C’est mauvais non seulement pour l’État, mais pour les Français sur leurs crédits immobiliers ou pour les entreprises sur leurs crédits d’investissement », a poursuivi le haut fonctionnaire le mieux rémunéré de France.

Il a appelée à « rester calme » et à ne « pas céder à la précipitation ». Il a néanmoins concédé que la crise au Moyen-Orient, déclenchée fin février par l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, devrait aboutir à « un peu plus d’inflation et un peu moins de croissance » en France.

Une baisse de la TVA jugée « inconcevable » par l’exécutif

« La vraie réponse, dans la durée », a estimé Villeroy de Galhau, après avoir mis en garde contre le recours systématique à des subventions, « c’est de conquérir notre indépendance énergétique ». « À chaque choc pétrolier, on va subir le même effet négatif », a-t-il averti, avant d’ajouter : « Pour le dire autrement, il vaut mieux investir dans la transition plutôt que de dépenser toujours plus dans des protections. »

Pour l’heure, et au-delà du fait que des stations-service ne jouent pas le jeu, la hausse des prix des carburants en France demeurerait limitée à en croire certains observateurs. D’après le site Auto Plus, entre le 1er et le 3 mars, le prix du sans-plomb 95 est passé de 1,772 euro à 1,813 euro le litre, soit une hausse de 5%.

Néanmoins, face au risque d’un enlisement du conflit et d’une flambée des prix du baril, les partis d’opposition ont appelé le gouvernement français à prendre des mesures financières, telles qu’un « blocage des prix » ou une baisse du taux de TVA sur les carburants. Une piste « inconcevable », a estimé la ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, avançant que si elle était mise en œuvre elle coûterait « plus de 17 milliards d’euros » aux caisses de l’État.















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