Soixante-dix ans après sa mort, Hitler continue de faire l'objet d'une fascination morbide à l'envergure planétaire, à voir le nombre incalculable et sans cesse renouvelé de biographies, de documentaires, d'études et d'articles de presse consacrés
aux détails les plus insignifiants de son existence –que, avouons-le, nous
relayons largement sur Slate– et qui paraissent être autant de tentatives d'expliquer l'inexplicable, de déceler une part humanité sous sa monstruosité.
Depuis des décennies, une rumeur selon laquelle le dictateur nazi aurait été monorchide, c'est-à-dire qu'il n'aurait eu qu'un seul testicule, ayant perdu l'autre sur le champ de bataille durant la Première Guerre mondiale, refait régulièrement surface. Mais aucune preuve sérieuse n'avait permis jusqu'à présent d'accréditer cette thèse, que de nombreux spécialistes considèrent comme fantaisiste.
Un examen médical de 1923
Un historien allemand pense désormais détenir
la preuve irréfutable que le dictateur nazi n'avait bel et bien qu'un seul testicule, révèle le tabloïd allemand Bildzeitung, suivi par l'ensemble de la presse allemande. Directeur des archives de la ville bavaroise de Nuremberg et auteur d'un
ouvrage consacré au séjour en prison d'Hitler après
sa tentative de coup d'État à Munich en 1923, Peter Fleischmann a récemment découvert une attestation médicale datée du 12 novembre 1923, soit trois jours après son putsch raté. Incarcéré à la prison ...