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Июнь
2025

Frappes d’Israël sur l’Iran : la nuit où Tsahal a déclenché l’opération "Rising Lion"

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Il était 2h15 du matin, ce vendredi 13 juin, quand l'opération "Rising Lion" a débuté. Israël lance alors des "dizaines" de frappes de grande ampleur contre l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique, visant une centaine de cibles dans tout le pays dont le site d'enrichissement d'uranium de Natanz (dans le centre du pays). L'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le gendarme nucléaire de l'ONU, a confirmé que le site avait été visé et qu'elle n'avait pas constaté d'augmentation des niveaux de radiation. Trois sites militaires dans le Nord-Ouest ont également été la cible des frappes, d'après la télévision iranienne. Au total, 200 avions de combat ont été mobilisés par l'armée israélienne, qui a dit ce vendredi matin que des attaques étaient encore en cours.

Cette attaque intervient alors qu'un nouveau cycle de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran sur le nucléaire iranien devait avoir lieu dimanche 15 juin sur fond de fortes tensions. Les craintes d'une frappe imminente d'Israël grandissaient depuis quelques jours, et Tsahal a affirmé ce vendredi matin avoir des renseignements montrant que l'Iran s'approchait du "point de non-retour" pour son programme nucléaire. Israël "a ainsi frappé au cœur du programme de missiles balistiques de l'Iran", a affirmé Benyamin Netanyahou, saluant une opération "couronnée de succès". Le Premier ministre israélien a par ailleurs assuré que l'opération militaire israélienne durerait "autant de jours que nécessaire", l'Iran a fermé son espace aérien mais la défense anti-aérienne fonctionne "à 100 % de sa capacité", a souligné la télévision iranienne.

Au moins 50 personnes, dont des femmes et enfants, ont été blessés selon la télévision d'Etat. Les médias d'Etat ont rapporté de "fortes explosions" dans la capitale et montré le centre de commandement des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, en flammes. Au moins deux dirigeants de ce corps militaire d'élite ont été tués dont son chef, le général Hossein Salami, et le général Gholam Ali Rachid, ainsi que deux scientifiques nucléaires, selon les médias locaux. Le chef d'état-major iranien, le général Mohammed Bagheri, a également été tué, selon la télévision d'Etat. Ces attaques "ne resteront pas sans réponse et (Israël) doit s'attendre à une vengeance sévère et regrettable", ont affirmé les Gardiens dans un communiqué. La diplomatie iranienne a affirmé avoir le "droit légitime" de répondre à l'attaque, tandis que le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a promis à Israël un sort "amer et douloureux". 

Quant aux Etats-Unis, alliés indéfectibles de l'Etat hébreu qui ne sont pas impliqués dans l'attaque selon un responsable américain, ils seront "responsables des conséquences" de l'attaque, a assuré Téhéran. Le président américain Donald Trump, qui doit réunir son conseil de sécurité, a dit à Fox News ce vendredi matin avoir eu connaissance qu'Israël allait conduire des frappes en Iran, et déclaré que Téhéran ne devait pas obtenir l'arme nucléaire. Israël a expliqué aux Etats-Unis que frapper l'Iran était "nécessaire pour sa défense", a déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, prévenant Téhéran de ne pas riposter contre "les intérêts américains".

Par précaution, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré l'état d'urgence sur tout le territoire. Une "attaque de missiles et de drones" sur Israël est attendue, a-t-il expliqué. Le chef d'état-major israélien, Eyal Zamir, a également mis en garde contre des représailles iraniennes. "Je ne peux pas promettre un succès absolu" de l'opération baptisée "Lion dressé", a-t-il souligné. Les cours du pétrole ont flambé de plus de 12 %, faisant redouter de fortes perturbations sur les approvisionnements d'or noir.

Droit "non négociable"

Israël a frappé l'Iran ce vendredi 13 juin 2025.

Face au risque d'un "conflit massif" au Moyen-Orient, Washington a réduit son personnel diplomatique dans la région, en Irak notamment. Téhéran ne reconnaît pas Israël et son programme nucléaire est considéré comme une menace existentielle par les dirigeants israéliens. L'Iran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations, dont un sixième cycle est prévu dimanche à Mascate sous médiation omanaise.  Cette réunion est toujours à l'ordre du jour, a assuré vendredi un responsable américain sous le sceau de l'anonymat.

Les Occidentaux et Israël accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce que Téhéran dément, assurant que son programme nucléaire est uniquement à usage civil. L'enrichissement de l'uranium est la principale pierre d'achoppement dans ces discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d'une levée des lourdes sanctions imposées au pays. Washington exige que l'Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse, y voyant un droit "non négociable".

Téhéran veut augmenter de manière "significative" sa production d'uranium enrichi avec la prochaine construction d'un nouveau site d'enrichissement, en réponse à l'adoption jeudi par l'AIEA d'une résolution le condamnant pour "non-respect" de ses obligations en matière nucléaire.















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