L’armée israélienne poursuit ses opérations dans le sud du Liban
L’armée israélienne a mené une série d’opérations dans le sud du Liban, ciblant plusieurs bâtiments et affirmant avoir achevé une mission de « deux mois » contre le Hezbollah. Malgré le cessez-le-feu conclu le 24 novembre 2024, les frappes et les occupations israéliennes se poursuivent, visant, selon Tel Aviv, à empêcher « l’enracinement du Hezbollah » dans la région et à maintenir une pression constante sur ses capacités militaires.
Un premier groupe de soldats israéliens s’est infiltré à Adaïssé, dans le caza de Marjeyoun, où deux bâtiments ont été dynamités : une maison et un atelier de ferronnerie encore en activité. À minuit, une nouvelle opération a visé Kfar Kila, tandis que l’armée libanaise avait établi la veille un point fixe sur l’ancienne place du village, témoignant de la coordination complexe et de la présence militaire continue dans la zone.
Une pression constante
Parallèlement, l’artillerie israélienne a ciblé les abords de Kfarchouba (Hasbaya) et Maroun el-Ras (Bint Jbeil), tirant plusieurs obus depuis la position de Raheb. Ces frappes interviennent dans un contexte de tension permanente : malgré la trêve officielle, Israël continue d’occuper certaines positions dans le sud libanais et de mener des opérations régulières, présentées comme nécessaires pour empêcher toute reconstitution de l’arsenal du Hezbollah.
Dans son communiqué publié sur X, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a souligné que l’unité multidimensionnelle avait œuvré à empêcher le déploiement du « Hezbollah terroriste » et à neutraliser ses infrastructures. L’armée a également diffusé des vidéos montrant des frappes ciblant des membres présumés et du matériel du Hezbollah, réaffirmant son objectif de maintenir la pression sur le parti chiite. Ces opérations interviennent alors que l’armée libanaise a entamé le processus de désarmement du Hezbollah, un processus que le mouvement chiite refuse de mener à terme.
Le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a réagi en dénonçant ce qu’il considère comme une tentative d’imposer le monopole de l’État sur les armes, qualifiant la pression exercée de « revendication israélo-américaine ». Les tensions restent donc vives, et les incursions israéliennes démontrent que le cessez-le-feu ne garantit pas un calme durable dans le sud du Liban.
