Ne pas mourir d’une overdose à domicile, c’est désormais possible
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«C’est une bonne nouvelle pour sauver des vies dans cette période qui s’acharne à les massacrer», se réjouit le docteur William Lowenstein, président de SOS Addictions. Fruit d’un long travail entre les praticiens de terrain et les administrations sanitaires, la «bonne nouvelle» vient d’être résumée sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament: «Mise à disposition d’un spray nasal de naloxone auprès des usagers de drogues pour le traitement d’urgence des surdoses aux opioïdes».
L’affaire n’a pas été commentée par Marisol Touraine, ministre de la Santé. On peu s’en étonner. Cette initiative constitue bel et bien une étape marquante, à la fois pratique et symbolique, dans le champ des addictions à haut risque à court terme: les opioïdes et les overdoses. Une étape qui, trente ans plus tard entre en résonance avec l’initiative prise en mai 1987 par Michèle Barzach. Alors ministre de la Santé du gouvernement Chirac, Michèle Barzach avait signé, contre l’avis de son parti politique (RPR), un décret autorisant la vente libre des seringues en pharmacie. Ce fut, en France, le début de la politique dite «de réduction des risques» vis-à-vis du VIH et des toxicomanes.
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